Le premier parfum de Guy Laroche, créé en 1966 par Joséphine Catapano : le galbanum et la jacinthe donnent l'ouverture verte, la rose, le jasmin, l'ylang-ylang et l'iris composent le bouquet, le santal, le vétiver, la mousse de chêne et l'ambre ferment le fond. Un floral vert historique. Vaporisateur de 100 ml.
Guy Laroche avait ouvert sa maison de couture dix ans plus tôt. Fidji est son premier parfum, et il reste le plus connu. Le nom renvoie aux îles du Pacifique, dans l'esprit d'évasion de l'époque, mais le parfum lui-même n'a rien d'exotique : c'est un floral vert de facture très française.
Le galbanum est une résine au parfum vert, amer, presque coupant — c'est lui qui donne à Fidji son démarrage reconnaissable, loin des ouvertures sucrées. Associé à la jacinthe et aux agrumes, il installe une fraîcheur végétale que le bouquet vient ensuite adoucir.
Le cœur est un floral complet : rose, jasmin, ylang-ylang, œillet, iris et violette. Le fond bascule vers le chypre — mousse de chêne, patchouli, vétiver, santal, ambre et musc. C'est cette construction en trois temps, du vert au floral puis au boisé mousse, qui fait la richesse du parfum et explique sa longévité au catalogue.
Fidji a du caractère et de la tenue. Une à deux vaporisations suffisent. C'est un parfum d'automne et d'hiver plutôt que d'été, et un parfum de femme habillée — il a l'ampleur des créations de son époque, ce qui le distingue nettement des floraux contemporains.
Il a été dessiné par le sculpteur et maître verrier Serge Mansau, qui a signé quelques-uns des flacons les plus reconnaissables de la parfumerie française.
Toute la marque est sur la page Guy Laroche. Fidji figure parmi les parfums historiques du catalogue, aux côtés de Quelques Fleurs et de Cabotine. Vaporisateur de 100 ml.