Le grand classique de Lanvin, composé en 1927 par André Fraysse et Paul Vacher : aldéhydes, bergamote et néroli en ouverture, un bouquet de rose, jasmin, ylang-ylang et muguet, un fond de santal en surdose, vétiver, patchouli et vanille. Un floral aldéhydé qui a fait école. Vaporisateur de 100 ml.
Jeanne Lanvin commande Arpège pour les trente ans de sa fille Marguerite, musicienne — d'où le nom, et d'où le flacon noir orné de la silhouette d'une mère et sa fille. André Fraysse et Paul Vacher y font un choix qui n'allait pas de soi à l'époque : charger un parfum féminin de bois de santal, en quantité inhabituelle. C'est ce qui donne à Arpège son fond si reconnaissable.
Les aldéhydes ouvrent le parfum sur cette impression pétillante, presque savonneuse, qui a fait la signature des années 1920. La bergamote et le néroli l'éclairent. Puis le bouquet s'installe — rose, jasmin, ylang-ylang, muguet — avant que le fond ne prenne le dessus : santal, vétiver, patchouli et vanille, chaud et poudré.
Les aldéhydes sont des molécules de synthèse qui ne sentent aucune fleur en particulier : elles apportent de l'éclat, une sensation de propre et de lumière, et font décoller le bouquet. Leur usage massif dans les années 1920 a créé toute une famille de parfums, dont Arpège est l'un des rares survivants encore au catalogue.
C'est un parfum ample, à la tenue longue. Une à deux vaporisations suffisent, et il se porte plutôt le soir et en saison froide. Si les aldéhydes ne vous parlent pas à la première minute, laissez passer le décollage : le cœur floral arrive vite et change tout.
Toute la marque est sur la page Lanvin. Arpège figure parmi les parfums historiques du catalogue, aux côtés de Fidji et de Quelques Fleurs. Vaporisateur de 100 ml.