Ce n'est pas la fleur qu'on utilise, mais le rhizome — la racine — et il faut trois ans de séchage avant de pouvoir en extraire quoi que ce soit.
D'où son prix, et d'où son odeur si particulière : poudrée, un peu grasse, avec ce côté racine et carotte qu'on ne trouve nulle part ailleurs. Molinard l'associe à la rose en cœur et l'ouvre sur baies roses, feuilles de violettes et poire, ce qui donne un départ vif avant l'installation de la poudre. Le fond musc-cèdre-bois de cachemire prolonge le côté doux et enveloppant.
En tête : baies roses, feuilles de violettes et poire. En cœur : iris et rose. En fond : musc, cèdre et bois de cachemire.
Tenue longue, huit à dix heures, sillage feutré plutôt que démonstratif — c'est le propre des iris. Parfum toutes saisons, particulièrement juste en automne. Mixte, même s'il est souvent perçu comme féminin.
Hyacinthe Molinard lance ses premières Eaux de Fleurs en 1849 : rose, jasmin, violette, fleur d'oranger. Ces quatre-là sont à l'origine de tout, et elles sont encore au catalogue aujourd'hui. Cinq générations plus tard, la maison reste familiale et fabrique toujours à Grasse. Sa Collection Matières, repensée en 2021, reprend ce principe fondateur : une matière, un parfum.
Allergènes déclarés par la maison : hydroxycitronellal, farnésol, citronellol et géraniol.
Même format 75 ml : Muguet, Violette, Rose, Jasmin, Fleur d’Oranger, Osmanthus et Lavande. Côté matières chaudes, la gamme compte aussi Patchouli, Vanille et Ambre.
Toute la maison est sur la page Molinard, dans le rayon parfums Made in France et la sélection Made in France.