Un sérum qui vise un problème spécifique : les particules fines qui se déposent sur la peau en ville. Il travaille par filmogène — un extrait d'algue rouge forme un filet à la surface — doublé d'un duo bétaïne et érythritol qui retient l'eau. Formule courte, sans parfum. Flacon 30 ml.
Le sujet n'est pas que marketing. Les particules fines (PM2,5 et PM10) sont assez petites pour se déposer dans les pores et y rester ; les plus fines portent des composés oxydants qui génèrent des radicaux libres au contact du sébum. Les effets décrits dans la littérature sont un teint terne, une déshydratation accélérée et une inflammation de bas grade.
Deux approches existent en cosmétique : les antioxydants, qui neutralisent les radicaux une fois formés, et les filmogènes, qui empêchent le dépôt d'adhérer. Ce sérum a choisi la seconde.
L'extrait de Kappaphycus alvarezii, une algue rouge tropicale, est riche en polysaccharides de type carraghénane. Appliqué sur la peau, il forme un réseau très fin — Pupa parle de filet — sur lequel les particules se posent sans atteindre la couche cornée. L'ensemble s'élimine au nettoyage du soir avec ce qu'il a retenu.
La bétaïne et l'érythritol complètent sur un autre registre : ce sont des osmolytes, des molécules qui organisent l'eau autour d'elles et ralentissent son évaporation. Avec un alpha-glucane oligosaccharide à l'INCI, le type d'ingrédient employé comme prébiotique pour le microbiote cutané.
Le test porté sur 30 sujets à 28 jours donne 97 % de peaux ressenties plus lumineuses et plus hydratées. Pupa annonce aussi une efficacité protectrice démontrée en test instrumental contre les poussières atmosphériques, mais sans publier de chiffre. Autant le dire franchement : l'argument hydratation est quantifié, l'argument antipollution ne l'est pas.
Testé cliniquement et dermatologiquement sur peaux sensibles, panel multiethnique, testé pour le nickel, fabriqué en Italie. Contrairement aux deux autres sérums de la ligne, cette référence n'affiche pas de pourcentage d'ingrédients d'origine naturelle.
Chaque matin, 3 à 4 gouttes sur le visage et le cou. C'est le bon moment : un filmogène protecteur n'a de sens qu'avant l'exposition, pas le soir. Et le geste qui compte autant que le sérum, c'est le nettoyage du soir — inutile de poser une barrière le matin si on dort avec la journée sur la peau.
Par-dessus, une crème : la Skin Rehab pour l'hydratation quotidienne, Timeless ou Timeless Plus selon l'âge de la peau. Si votre préoccupation est plutôt l'hydratation pure, c'est Hyalu Shots qu'il faut ; sur la fermeté, Elastin Shots.